La petite demande et la grande demande
Vous aurez deviné que je fais allusion à la demande en mariage.
Dans l’ancien temps comme on dit ici, les fréquentations entre jeunes gens se faisaient la plupart du temps sur le balcon de la famille de la jeune fille, à portée d'oreille des parents de celle-ci.
Le garçon venait voir sa blonde (copine en parlure québécoise) vers sept heures, après sa journée de travail, pour repartir vers neuf ou dix heures, un peu pressé par le père de mademoiselle !
Puis le grand jour venait où le jeune homme, prenant son courage à deux mains, faisait la demande.
La petite demande se faisait soit à la jeune fille, soit à sa mère. Elle était importante mais tout de même assez informelle.
C'est la grande demande qui réclamait costume du dimanche et entrevue privée avec le père de la dulcinée.
Encore aujourd’hui, plusieurs jeunes filles québécoises aiment cette coutume et exigent que le bien-aimé fasse la grande demande au paternel.